Comment justifier une interdiction totale alors même que la pression sur le plan d’eau n’a jamais été aussi faible ?
– “Risque pour la sécurité” : 50 ans de cohabitation sans accident sur des engins de pêche !
– “Risque de trouble à l’ordre public” : existant qu’en présence du pécheur condamné pour agressions.
– “L’affluence non régulée ou contingentée” : il y a 20 ans, jusqu’à 150 personnes sur l’eau, depuis l’arrêté de sept. 2023, au maximum 40 personnes ! (places de parking réduites de moitié)
– “Priorité à l’activité historique de pêche professionnelle” : ne signifie pas exclusivité, ni l’impossibilité de créer une petite zone aux autres usages même sur un petit plan d’eau !
– Les activités nautiques aérotractés “factuellement accidentogène” : selon quelles sources ?
– Leur “vocation prioritaire à être pratiquées en mer « ouverte », sous réserve des conditions météorologiques” : toutes les recommandations (CROSSMed, SNSM, Fédérations…) alertent sur la dangerosité de pratiquer par vent qui amène au large contrairement aux étangs qui sécurisent la pratique quelles que soient les conditions météo et les niveaux des pratiquants.
– “Conséquences sur la pratique de la pêche professionnelle” : quelle perte de chiffre d’affaires constatée ?
– “Dans l’attente de mesure(s) alternative(s) validées par les différentes parties prenantes” : toutes les propositions pour une cohabitation apaisée amenées par le TKC et les fédérations ont été rejetées par les pécheurs, que reste-il encore à espérer ?
Un monde à l’envers !?
– Il est demandé aux usagers de produire une étude qui aurait dû être réalisée en amont par les autorités avant toute prise de décision aussi radicale.
– Le domaine public maritime n’a pas vocation à être privatisé à des fins commerciales.
– Qui est mieux à même de représenter la pratique libre que le plus important club FFVL de kite/wing/windsurf de toute la région Occitanie, avec ses bénévoles locaux présents sur spot qui aident à informer et faire respecter l’arrêté ?!
Les 400 membres du TKC regrettent profondément cette décision qui met fin à près d’un demi-siècle de pratique historique de la planche à voile, kitesurf et wingfoil sur ce plan d’eau.
Après avoir mobilisé plus de 4 500 signataires autour d’une solution alternative, près de 200 manifestants, plus d’une centaine de témoignages adressés à Monsieur le Maire, ainsi qu’un courrier de soutien cosigné par les commerçants de Frontignan plage, l’association se tourne aujourd’hui vers la justice pour faire valoir le droit des pratiquants libres et éviter la mise en péril de nos pratiques.
Cette mobilisation témoigne d’un véritable attachement collectif à une pratique responsable, encadrée et respectueuse des autres usagers.


