Avec l’arrivée du printemps, les oiseaux migrateurs sont de retour pour se reproduire sur le littoral. Moment critique pour la survie de ces espèces, il nous incombe d’être vigilants sur les plages et les lagunes, et en particulier sur les 2 sites majeurs : le lido de Thau et le lido des aresquiers.
Pour les protéger, un arrêté préfectoral interdit la zone centrale des tocs du lido de Thau et des filets de « mise en défens » sont installés sur le lido des aresquiers (comme chaque année jusqu’à fin août).




Pour la préservation des oiseaux et la pérennité de nos pratiques sur ces sites, on compte sur vous pour :
- ne pas s’approcher de ces zones
- et en dehors, avoir les bons réflexes : s’écarter quand on voit des colonies pour ne pas les déranger (= risque qu’ils abandonnent leurs œufs). On reconnait le dérangement par l’envol des oiseaux et à leurs cris.
Sur la carte de Thau on peut observer que la plus grosse colonie (grosse étoile jaune) se trouve là où le banc de sable est le plus immergé. Or elle se trouve en bordure de fin de la zone de quiétude. Merci de ne pas s’en approcher, les ailes sont perçues comme des prédateurs par les oiseaux.
On voit également que les oiseaux qui nichent sur les îlots des anciens salins (étoiles bleues sur la carte) font des aller-retours vers les tocs pour se nourrir et permettre aux poussins d’apprendre à voler (flèches bleues). Faire très attention à eux.

En effet, durant le printemps et l’été, tandis que de nombreuses espèces construisent leurs nids dans les arbres, certaines espèces côtières, comme le gravelot à collier interrompu, les sternes naines ou encore les tortues de mer, nichent directement sur le sol.



Lors de cette période sensible, la présence humaine peut provoquer des dérangements :
→ Prédation accrue par les chiens non tenus en laisse
→ Écrasement des nids dû au piétinement involontaire des promeneurs
→ Perturbation des habitats par les nouvelles mobilités électriques (fatbikes, trottinettes, etc.) et les voiles de kite.
Ces activités, souvent anodines à nos yeux, peuvent mettre en péril la reproduction de ces espèces déjà fragiles.

Tout le littoral est suivi par des experts ornithologues ou des gestionnaires chaque semaine.
Pour suivre en temps réel l’évolution de la sensibilité des sites en fonction de la présence des oiseaux du littoral, vous pouvez cliquer ici.


